10.07.2008

Les raisons de ma candidature comme tête de liste pour un Conseil Fédéral Uni

Frédéric Colomar,

Marié, père de famille de 5 enfants,

Professeur de Sciences Economiques et Sociales

Adhérent Modem n° 81363.

 

 

-Expérience au Bureau fédéral pendant deux ans.

-L’Indépendance du Modem comme vision à long terme de notre politique.

-L’unité comme Ethique.

 

J’ai adhéré à Force démocrate en 1997, puis à l’UDF, et après des dernières élections départementales en Février 2006, j’ai été désigné comme secrétaire de la fédération.

J’ai participé au  redressement  de la fédération, fortement éprouvée par le départ de Jean-Luc Moudenc et de Philippe Douste-Blazy pour l’UMP,  en 2002, et ce avec le précédent Bureau départemental, et nous avons vécu l’expérience forte d’une grande cohésion jusqu’au soir du premier tour des présidentielles.

Comme la plupart d’entre vous l’ont constaté, le meeting du 6 Mars 2007, au palais des sports, avec la participation de 6 à 7000 personnes, fut un évènement remarquable.

 

A partir du 22 Avril, l’unité a été brisée, certains sont partis, par conviction, d’autres par intérêt personnel.

Parmi ceux d’entre nous qui sont restés ou parmi ceux qui ont adhéré à ce moment là, au fur et à mesure des élections, législatives, puis municipales et cantonales, le problème de  l’indépendance du Modem s’est posé : Fallait-il ou non faire des alliances, et avec qui ? L’argument était : « sans alliance, peu  d’élus. Sans élus, pas de poids politique. »

La conséquence a été que, à chaque élection, le Mouvement s’est affaibli à cause de ces alliances, et que les divisions ont entraîné des départs nombreux, et des querelles internes insoutenables.

 

J’affirme avec force que, d’une façon générale (et sauf exception,) nous devons assurer aujourd’hui en priorité l’unité de notre Mouvement, et le refus des alliances avec les deux partis dominants.

 

Cette unité n’est pas une tactique politique et  électorale ce doit être une Ethique. En effet, nous ne travaillons pas uniquement pour le Modem, mais pour l’intérêt de tous les Français, pour la cohésion Nationale, Européenne, et à plus long terme, Planétaire.

 

Le problème du Monde Occidental, individualiste à l’excès, est qu’il raisonne à court terme, avec des conséquences gravissimes à long terme :

 

Les dirigeants des firmes multinationales privilégient le profit immédiat aux investissements à long terme, sacrifiant l’emploi, la recherche, etc. ;

Les responsables syndicaux défendent des avantages acquis sectoriels, au lieu de regarder les inégalités de retraite, de santé etc. entre salariés, paralysant toute réforme.

Les responsables politiques pensent à leur réélection, et ne prennent pas les mesures qui s’imposent, dans le respect du dialogue bien entendu.

Ceci s’est vérifié à notre échelle départementale : partout où le vote était politisé, ce qui exclut les petites communes mais tel  fut le cas à Toulouse, l’intérêt immédiat, (des élus à tout prix), voire  l’intérêt personnel,  a primé sur le long terme, entraînant la crise que nous traversons. Notons que le problème n’est pas spécifique à la Haute Garonne.

 

Pour ma part, je crois avoir  fait passer jusqu’à présent l’intérêt général avant mes intérêts personnels, et je défendrai avec force l’indépendance du Modem et sa cohésion, contre toute alliance qui nous diviserait.

En particulier, pour les Européennes, les régionales et les cantonales dans trois ans, le choix me paraît clair : une liste Modem.

 

Quant aux sénatoriales de Septembre, j’attends de connaître le nombre de grands électeurs qui nous sont proches, et leurs propositions, avant de me prononcer.

Enfin, pour conclure, je ne suis pas candidat à la présidence, et  conduire une liste pour le Conseil départemental n’a rien de prestigieux. Je souhaite simplement, si l’équipe présidente le juge utile, m’engager dans le bureau fédéral au service de la Fédération, dans le cadre des idées que j’ai développées.

 

Bien amicalement,

Frédéric Colomar